Description
Théodore Gérard (1829-1902)
Gand – Laeken, École belge
Théodore Gérard, artiste peintre et graveur, était issu d’une famille d’artistes décorateurs (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 289). Dès l’âge de quatorze ans, il suivit les cours de dessin de Théodore Canneel (1817-1892) et de Jean-Baptiste Vander Plaetsen à l’Académie des Beaux-Arts de Gand, (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 289). Son désir de travailler à Anvers fut contrarié par son père qui le força à demeurer à Gand et à se consacrer à la peinture décorative. (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 289).
Au début de sa carrière, Théodore Gérard se consacra à la copie de tableaux célèbres pour le compte d’un antiquaire. (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 289). Néanmoins, il attira l’attention d’un amateur d’art qui avait l’intention d’établir un atelier à Bruxelles (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 289). Ainsi, en 1857, il quitta Gand pour s’installer dans la région bruxelloise, d’abord à Saint-Josse-ten-Noode, puis en 1859 à Schaerbeek, et enfin en 1883 à Laeken (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 289). Après avoir passé dix-huit mois à effectuer des copies, il prit la décision de se consacrer à la création de ses propres œuvres (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 289).
À l’âge de 30 ans, il connut son premier succès à l’exposition de Strasbourg, où il présenta un tableau vendu deux jours après l’ouverture. (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 289). Il exposa ensuite régulièrement jusqu’en 1898, aux salons de Bruxelles, Gand, Anvers, ainsi qu’à l’étranger, en Angleterre, en France, en Australie et en Autriche (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 290).
Il reçut plusieurs distinctions, dont des médailles d’or à Londres (1871), Vienne (1873), Bruxelles (1875) et Alger, ainsi que des médailles à Philadelphie, Melbourne, Édimbourg, Adélaïde, Sydney, Nice, Lyon, Dunkerque et Liverpool (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 290).
Ses nombreuses œuvres, comprennent des scènes de genre, des scènes familiales avec ses enfants et ses proches, des portraits, des chasseurs, des braconniers, des musiciens, des jeunes femmes et des motifs pittoresques tels que des auberges et des cours de fermes.
Théodore Gérard voyagea abondamment (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 289). Il visita particulièrement le nord de la Suisse, la Moselle, l’Alsace, l’Autriche, la Prusse, la Forêt Noire, la Bavière et la Souabe (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 289).
Il devint membre des Hospices en 1889 et fut président de 1893 à 1900 (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 291) .
Vers la fin de l’année 1900, la santé de Théodore Gérard se détériora (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 291). Après sa mort, en 1905, son atelier a été mis aux enchères, et il contenait 154 œuvres de l’artiste, comprenant des tableaux, des esquisses et des dessins. (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 291)
Il eut plusieurs enfants, dont Lucien (1852-1935), qui devint peintre et aquarelliste, et Charles (1857-1932), qui fut peintre, dessinateur à l’encre de Chine et professeur de dessin (Vermeire-Debaerdemaeker 1982 : 289).





