Maximilian Neustück, Veillée au clair de lune

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Maximilian Neustück, Veillée au clair de lune, s.d. Lavis d’encre noire et rehauts de craie blanche. Papier vergé, sans filigrane. 210 x 155 mm. État : Très bon état. Provenance : Vente Henri Godts – 5 mai 2001 ; Collection particulière belge. Vendu sous passe-partout.

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Description

Maximilian Neustück (1756-1834)

Mayence-Bâle, École allemande/suisse

 

Maximilian Neustück est un peintre et dessinateur, élève de Lichteisen (1740-) à Mayence (Notizen […] 1841: 80). Après avoir terminé sa formation, il travaille à Francfort-sur-le-Main, probablement dans l’atelier de Christian Georg Schütz l’Ancien (1718-1791) et dans la manufacture de papiers peints de Nothnagel (Notizen
[…] 1841: 80 ; Nagel 2011: 83-90
). En 1780, il s’installe à Bâle, où il continue la production de papier peints, mais s’exécute également à peindre des façades de maisons, dont celle de la « Zur Krahe » sur laquelle il représente le serment de Rütli et la mort de Gesser, deux personnages et histoires mythiques suisses (Mouseion 1940 : 21). On lui connait aussi des peintures à l’huile aux sujets allégoriques, religieux, mais également des paysages. Il mourut en 1834, laissant deux fils qui le suivirent dans sa carrière artistique : Johann Heinrich Neustück (1802-1868) et Johann Jakob Neustück (1799-1867)  (Bhattacharya 2009). Il eut également Hieronymus Hess (1799-1850) comme élève (Boerlin-Brodbeck 2020). Les Musées de Bâle et le Kunsthaus de Zurcih possèdent des peintures et dessins de cet artiste (Benezit 1976: T.8 697).

 

Avec ce dessin, Maximilian Neustück s’inscrit dans la lignée des peintres de clair de lune. Ce sujet se développe en Hollande au 17e siècle et devient une véritable spécialité dans laquelle se distingue le peintre hollandais Aert Van der Neer (1603-1677). (Liedtke 2007: 506). Il se développe ensuite largement au 18e siècle en France avec des artistes tels que Simon Mathurin Lantara (1729-1778), Philippe-Jacques de Loutherbourg (1740-1812), mais surtout Claude-Joseph Vernet (1714-1789). 

 

Dans ces tableaux nocturnes, le paysage n’est pourtant qu’un sujet secondaire. Le vrai sujet du tableau est la lumière de la lune et son rayonnement sur ce qui l’entoure. Dans notre dessin, la lumière vient de la lune, mais elle est également répétée par le feu de camp situé en bas à droite. 

 

Stylistiquement, cette veillée au clair de lune peut être rapprochée d’un autre dessin à l’encre de Maximilian Neustuck conservé à l’Albertina Museum de Vienne. Ce dernier représente un paysage forestier avec deux bergers.