Description
Henry de Groux (1866-1930)
Bruxelles –
Saint-Josse-ten-Noode, École belge
Henry
de Groux était le fils de Charles Degroux (1825-1870), un peintre réaliste
belge qui eut une grande renommée et importance dans l’histoire de l’art belge
du 19ème siècle (Deschamps
2019 : 170). Malheureusement, son père mourut en 1870 alors qu’il n’avait
que quatre ans (Laoureux 2019 : 31).
De
1877 à 1882, il aurait fréquenté l’atelier privé de Jean-François Portaels (1818-1895)
à Bruxelles après avoir suivi les cours de dessin dispensé par le même maître
au collège de Vilvorde (Laoureux
2019 : 31 ; Deschamps 2019 : 170). En 1882, il entra à
l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles pour y rester un an et, en 1884, il entra
à l’Ecole nationale des Beaux-Arts à Paris, inscrit dans l’atelier de Jean-Léon
Gérome (1824-1904) (Laoureux 2019 :
31). En 1885 et 1886, il participa à la neuvième et dixième exposition du Cercle
de l’Essor (Laoureux 2019: 32 ; Deschamps 2019 : 170).
A
la fin de l’année 1886, de Groux fut élu membre du Groupe des XX en remplacement de Charles Goethals (Laoureux 2019: 32). En 1887, il y exposa
sept pièces dont le projet de fresque décorative pour l’hôtel du baron de
Haulleville consacré à la Procession des
archers (Laoureux 2019: 32).
En
1888, il peignit le « Christ aux
outrages« , exposé au Salon triennal de Bruxelles en 1890 mais refusé
au Salon du Champ de Mars (ou Salon de la Société nationale des Beaux-Arts)
à Paris en 1892. Il fut toutefois exposé dans une grange prêtée par le peintre
Osbert et attira l’attention, au point qu’elle fut présentée au pavillon des
Arts libéraux. (Deschamps
2019 : 170).
En
1888, il exposa au Salon des XX une série intitulée Waterloo, Trois rêves après
la bataille. En 1889, il revint avec la
Procession des archers à Machelen et une Charge de cuirassiers à Waterloo.
Lors
du banquet d’ouverture du Salon des XX en février 1890, de Groux provoqua un
scandale, il lui était intolérable que ses toiles soient placées à proximité
des Tournesols de Van Gogh. Il rapporta même des propos injurieux à Paul Signac
et Toulouse-Lautrec qui soutenaient la cause de Van Gogh (Laoureux 2019: 34). Les membre du Cercle des
XX votèrent ainsi à l’unanimité l’exclusion de leur confrère (Laoureux
2019: 34). De Groux préféra démissionner et organia une
exposition en duo avec Degouve de Nuncques (1867-1935) dans la maison-atelier
qu’ils occupaient à Schaerbeek.
Dès
1891, il choisit de s’installer à Paris où il rencontra Léon Bloy, avec qui il
se lia d’amitié et pour lequel il illustra des romans. En
1893, il se marie à Marie Engel.
Trois ans plus tard,
en 1896, il présenta une série de grands pastels retraçant l’épopée
napoléonienne ses œuvres à la Libre
Esthétique, suite à une invitation de Octave Maus (Assmann et all. 2006 : 349). Il y réexposera l’année suivante.
(Deschamps
2019 : 171)
Il exposa ensuite à la
Galerie Georges Petit à Paris en 1901 et en 1903, il partit pour Florence, où
il développa un riche réseau de relations artistiques à Florence et à Rome. Toutefois,
en 1904, une crise personnelle et financière le conduisit à l’hôpital
psychiatrique de San Salvi, où il resta quelques semaines avant de réussir à
s’échapper. Marchant à pied jusqu’à Gênes, il embarqua pour Marseille, où il fut
finalement récupéré par sa femme (Deschamps 2019 : 171).
En 1907, il participa
à la première exposition du cercle l’Estampe
dont il fut l’un des membres fondateurs (Deschamps 2019 : 172).
En 1909, il se mit à
la sculpture. Domaine où il aura de nombreuses commandes pour des effigies
d’écrivains (Deschamps 2019 : 172).
En 1911, installa son
atelier à l’Abbaye de la Cambre et exposa au Salon
d’automne à Paris. La même année, il fut décoré de l’ordre de Léopold. Il
quitta finalement Bruxelles en 1914 pour rejoindre sa famille en France (Deschamps
2019 : 172).
Il se trouvait à Paris lorsque la guerre éclata et dès l’année suivante, il se
trouva au plus près des zones de combat et y réalisa des dessins qui serviront
de base à ses peintures et pastels ultérieurs (Deschamps 2019 : 172).
Il illustra également ces évènements
dans un album de quarante eaux fortes. ((Assmann et all. 2006 : 349))
A partir de 1920, il
vécut fréquemment en Provence, à Avignon, au Palais du Roure de Jeanne de
Flandreysy, à Marseille ou à Vernègues. Il envoya en1922 des œuvres à la
Biennale de Venise.
Dès 1928 sa santé se dégrada
et décéda à Marseille, dans un hôtel du Vieux-Port (Deschamps 2019 : 173).







