Description
Romain Eugène Van Maldeghem (1813-1867)
Denterghem –
Ixelles, École belge
Romain
Eugène Van Maldeghem, descendant de l’ancienne famille des Barons de Maldeghem
(De Brauwere 1874 :3), était un peintre
dessinateur graveur et lithographe. Il suivit les pas de son frère aîné le
peintre Jean-Baptiste Van Maldeghem (1803-1841) qui lui enseigna les principes
du dessin (Hymans 1866 : 216 ; 1874 :3)
et l’emmena poursuivre ses études à l’Académie de Bruges (Hymans 1866 : 216 ; De Brauwere 1874 :3). Celles-ci
terminées, il quitta Bruges pour Wetteren, et c’est dans cette ville qu’il
conclut sa première commande : un chemin de croix destiné au Pasteur
Vanden Broecke Van Oedelem (Bekaert 2004 :
66). Il participe ensuite au concours de Gand de 1836, et obtient une
médaille pour son tableau La diseuse de
bonne aventure (De Brauwere 1874 :3).
La même année, il continua sa formation sous la direction de Gustave Wappers
(1803-1874) à l’Académie d’Anvers et obtient dès la première année les prix de
nature, d’expression et de composition historique (Hymans 1894-95 : 216 ; De Brauwere 1874 :3 ; Bekaert
2004 : 67).
En
1838, il reçut le premier prix du concours organisé par la Société des
Beaux-Arts de Gand pour sa représentation de Charles Quint dans sa cellule
contemplant son ancienne grandeur (Hymans
1894-95 : 216 ; Bekaert 2004 : 67). La même année, il
remporta le prestigieux prix de Rome, prix de peinture du gouvernement, avec sa
composition du Serment d’Annibal entouré par l’armée de Carthaginois (Hymans 1894-95 : 216 ; Bekaert 2004 :
67).
En
tant que boursier de l’État, Van Maldeghem entreprit des voyages en France, Italie,
en Grèce et en Orient (Opsomer
1845 : 9-10 ; Hymans 1894-95 : 216 ; De Brauwere 1874 :3).
En 1839, il se rendit à Paris avec son frère Robert, et y peignit une allégorie
de la France qui fut placée dans le palais du Roi Louis-Philippe à Neuilly
(Opsomer 1845 : 9), ainsi qu’une scène imaginaire de la vie de Rubens
influencé, selon Hymans, par le Romantisme de Delaroche et de Dévéria. Celle-ci
fut exposé au Salon de 1839 à Bruxelles (Hymans 1894-95 : 216) avec d’être mis comme lot de loterie destiné
aux pauvres de Denterghem (Hymans 1894-95 :
216 ; Bekaert 2004 : 68 et 76). De Marseille il embarqua pour
l’Italie du Nord, passant par Gènes, Pise et Florence avant de se rendre à Rome
(Opsomer 1845 : 9 ; Bekaert 2004 :
68). Il quitta Rome en 1841, après avoir été reçu en audience par le Pape
Grégoire XVI (Opsomer 1845 :
9 ; Bekaert 2004 : 66). Il continua ensuite son séjour visitant
Naples, Pompéi et Capri (Opsomer
1845 : 9 ; Bekaert 2004 : 68). Il prit ensuite la route vers
la Sicile, Malte et la Grèce (Opsomer
1845 : 9 ; Bekaert 2004 : 68). Il arriva en bateau à Smyrne,
visita les Dardanelles, Istanbul avant de traverser la Turquie (Opsomer 1845 : 10 ; Bekaert 2004 :
68). De là, il repartit vers les îles Ioniennes dont Corfou (Opsomer 1845 : 11). En 1843, il
retourna en Italie, passa par Venise, Padoue, Vérone et Milan et la même année
revint en Belgique en traversant la Suisse et l’Allemagne (Opsomer 1845 : 11 ; Bekaert 2004 : 68).
Durant
sa carrière, Eugène Van Maldeghem travailla principalement sur des thématiques
religieuses, qu’il semblait préférer au reste (Proost 1856 : 25-32). Il réalisa notamment L’Assomption de la Vierge de 1848 pour l’oratoire
de la Reine Louise au Palais de Bruxelles et qui fut exposée au Salon de 1848 (De Brauwere 1874 :3 : Bekaert 2004 :
86); Le Sermon sur la montagne
pour l’église Saint Boniface à Ixelles présenté au Salon de 1851 ; Saint Alphonse de Liguori chez les
Rédemptoristes à Bruxelles ; Saint
Simon Stock recevant le scapulaire des mains de la Vierge à l’église de
Denterghem ; la Nativité à
Freeren près de Tongres ; Saint Dominique
recevant le rosaire des mains de la Madone à l’église de Wacken ; le
même sujet répété à Uytkercken ; Saint
Antoine à l’église de Caprycke ; un Chemin de la Croix à l’église de Beveren (Hymans 1894-95 : 217 ; De Brauwere 1874 :3 ;
Bekaert 2004 : 66-91).
Il
réalisa également des portraits de la noblesse. En 1851, un portrait de la Reine
Louise faisant partie actuellement de la galerie historique du Musée de Bruxelles
(Hymans 1894-95 : 217), et un
portrait en pied du duc de Brabant Léopold conservé à l’hôtel de ville de
Bruges (Hymans 1894-95 : 218).
En
1852, Eugène Van Maldeghem fut appelé à la direction de l’Académie des beaux-arts
à Bruges Van Maldeghem suite à la démission de M. Grégorius (Rapport 1853 : 237; Bekaert 2004 :
87). Là, il y établit un cours de dessin de paysage, particulièrement utile
pour les jeunes aspirants dans le domaine de la décoration artistique. De plus,
il mit en place un cours d’histoire appliqué à la composition artistique (Rapport 1853 : 237).
Toutefois,
il abandonna ses fonctions en 1853, les administrateurs ne pouvant répondre aux
exigences financières convenue, il revint alors à Bruxelles qu’il ne quitta
plus jusqu’ à sa mort (Bekaert 2004 :
66).
La
vente des tableaux et dessins délaissés par l’artiste eut lieu à la Galerie
Saint Luc à Bruxelles en 1874 (De
Brauwere 1874).
Il fut nommé en 1859 par le Pape Chevalier Des Ordres Du Saint Sépulcre & De Saint Grégoire (Buisseret 1863 :75), Grand Officier De L’Ordre Du Nichan De Tunis (Parfois à tort écrit de Turquie) (Poplimont 1866 : 53).







